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larochelle.libertaire.overblog.com

Blog indépendant d'information sur le mouvement social en Charente-Maritime.

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Publié dans : #taule Saint-Martin-de-ré matons détenus

Samedi après-midi, des équipes régionales d'intervention et de sécurité ont été appelées au sein de la centrale.

Dimanche, les parloirs ont été accessibles à la centrale de Saint-Martin-de-Ré alors qu'ils avaient été supprimés samedi après-midi, du fait d'un incident survenu, en fin de matinée, au sein de l'établissement.

Alors que l'origine de l'incident ne faisait l'objet d'aucune communication à destination de la douzaine de visiteuses - des épouses et des mères ayant fait parfois des centaines de kilomètres - qui attendaient à l'extérieur, plusieurs véhicules des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) pénétraient au sein de l'établissement. Les équipes provenaient de Bordeaux et de Rennes.

« C'est inquiétant, indiquait alors l'épouse d'un prisonnier. On ne sait pas ce qui se passe. » La rumeur qui circulait faisait état d'une visiteuse arrivée en retard au parloir, à qui les surveillants auraient indiqué qu'elle ne pourrait en conséquence pas voir son mari. Ce dernier aurait alors « pété les plombs » et plusieurs autres prisonniers auraient alors refusé de réintégrer leur cellule.

À 16 heures, le sous-préfet de permanence, Jean-Philippe Aurignac (sous-préfet de Jonzac), donnait cette version, précisant que le nombre de prisonniers récalcitrants était de 93. Il indiquait que la situation était en cours de règlement, sans affrontement, « et que la présence des Eris correspondait au respect de la procédure dans ce type de situation ».

Dès la fin de matinée, quelques gendarmes rétais et rochelais avaient pris position devant la centrale alors que d'autres, dont l'adjoint du commandant de la compagnie de La Rochelle, se trouvaient à l'intérieur de l'établissement. À 16 h 45, la préfecture indiquait que les parloirs pourront être organisés le dimanche. Ce qui a été le cas.

Reste que cette situation de tension ravive une fois de plus la polémique sur une partie du fonctionnement de la centrale pénitentiaire.

L'autre version : mesure "disproportionnée"

La femme d'un prisonnier donne une autre version des conséquences de l'incident survenu en fin de matinée. Si elle confirme qu'un détenu a « pété les plombs » en ne pouvant bénéficier de la visite prévue, elle dit qu'il n'y a eu aucun refus de prisonniers de regagner les cellules mais que « le choix a été fait par des surveillants de cantonner les prisonniers dans les casinos (espaces de loisirs) et de leur couper l'eau et l'électricité. Ils n'ont pas mangé ».

Pour cette épouse, il s'agissait d'une mesure de punition collective disproportionnée qui n'avait pas lieu d'être. Elle entend saisir qui de droit.

Source : Presse disproportionnée (Sud Ouest)

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