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Blog indépendant d'information sur le mouvement social en Charente-Maritime.

Publié le
Publié dans : #la rochelle collage sauvage polémique

La Ville souhaite lutter contre l'affichage sauvage et présente la facture à certains. Deux bars rochelais ont écopé de 102,68€ d'amende à régler par affiche.

Les affiches sauvages n'ont qu'à bien se tenir. La mairie de La Rochelle veut les apprivoiser (lire encadré ci-dessous).

A la mairie

Chargé du dossier de la propreté urbaine, entre autres, Jean-Pierre Mandroux dément que les élus aient récemment décidé de sévir sur la question de l'affichage sauvage. « J'imagine que ce sont les services qui ont décidé d'agir ainsi. Et je les comprends. L'affichage sauvage n'a jamais été autorisé et au moment où l'on serre de plus en plus les budgets, il est normal de faire participer les contrevenants aux frais occasionnés ». Pour l'adjoint au maire, il est logique, aussi, de faire une distinction entre la publicité commerciale - comme les bars ou discothèques - et celle des associations, comme La Sirène.

Les entreprises privées n'ont d'ailleurs normalement pas accès aux panneaux d'affichages municipaux. « Il y en a 120 dans la ville », précise Jean-Pierre Mandroux, réservés aux informations municipales ou associatives. « La Ville n'a pas vocation à faire de la publicité commerciale : il y a des professionnels pour ça ».

Au moins deux propriétaires d'établissements accueillant des soirées ou des concerts viennent d'en faire l'amère expérience. Amère, comme la facture de 102,68 € qu'ils ont reçue via la trésorerie municipale. « Facture d'enlèvement d'affiche », indique le document, très exactement. Et le décompte est clairement présenté : « un agent de constatation, trente minutes à 32,80 € de l'heure », plus « un agent d'intervention » (ndlr : pour le nettoyage) au même tarif, plus le « déplacement d'un véhicule léger (une heure) ». Soit un total, TVA comprise, de 102,68€… qui fait tousser.

Depuis des années…

« Une demi-heure facturée pour constater qu'il y a bien une affiche et la prendre en photo, c'est un peu long », arrive encore à ironiser Laurent Provost.

Pourtant, l'histoire ne fait pas rire le propriétaire du Barbarella sur le Vieux Port. Un bar connu pour la qualité des concerts qu'il programme, à grand soutien… d'affichage, pour en assurer la promotion. Et il n'est pas le seul. Sur la porte du transformateur EDF du quai Maubec où a été immortalisée son affiche, en juillet dernier, des centaines d'autres ont été collées ces dernières années. Par lui et par beaucoup d'autres, professionnels de la nuit ou associations.

Un traitement de faveur ?

« On ne fonctionne pas sans cela », défend Patrick Fau qui a reçu la « douloureuse » à la fin de la semaine dernière pour une affiche du Piano, un de ses trois établissements rochelais avec le KGB et Les mauvais garçons. « C'est un moyen efficace de communiquer », confirme, à son tour, le directeur de la salle de concerts de La Sirène, à la Pallice. Un établissement public, quand les deux autres sont privés.

Lui aussi, a reçu une photo de ses affiches mal placées. Mais sans procès verbal. « On a seulement eu un avertissement », reconnaît le directeur du site, bénéficiant d'un traitement de faveur qui fait des envieux.

« On aurait pu être avertis, nous aussi, et on en aurait tenu compte », affirme Patrick Fau, reconnaissant - comme les autres « contrevenants » - savoir que c'est interdit, mais il y avait, selon lui, une tolérance sur certains sites. Installé depuis neuf ans à La Rochelle, il n'a jamais été verbalisé sur ce sujet. « Il y a quatre ans, peut-être, on avait été prié de ne plus coller sur l'ancien kiosque du marché. Nous nous sommes exécutés. Là, on aurait fait pareil ».

Même musique au Barbarella où le patron avoue s'être accroché avec « l'agent de constatation » au téléphone. « Mais j'avais déjà le PV », observe Laurent Provost.

« Je l'ai appelé justement pour lui demander pourquoi on n'a pas été prévenu… On m'a répondu que c'était comme pour un radar : 91 km/h, ce n'est pas 90… »

« Sans explications »

Depuis, ce professionnel installé au Barbarella depuis six ans cherche à joindre un élu pour avoir une explication. En vain. « Une dame très gentille, au bureau du maire, m'a dit qu'on me rappellerait. Je n'ai pas eu de nouvelles ».

Par contre son agitation semble avoir eu d'autres conséquences. Le fameux transformateur du quai Maubec, bien connu de tous les colleurs, est aujourd'hui totalement nettoyé.

Hier, plus une seule affiche ne restait, ni sur la porte, ni sur le mur voisin. Quelques traces de colle témoignaient encore du rôle passé de cet espace aujourd'hui interdit.

Source : presse qui colle (Sud Ouest)

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